Parmi les super-baies les plus appréciées, telles que l’açaï du Brésil ou le goji de Chine, la mûre se démarque par sa proximité et sa facilité de cueillette. Disponible de la fin de l'été jusqu'à l'automne, les amateurs osent s'aventurer dans les buissons épineux des campagnes pour savourer ces petites douceurs. Pour ceux préférant les achats, il est possible de les retrouver sur les marchés, où on peut facilement se procurer des barquettes. Astuce : pensez à jeter un œil sous le récipient pour éviter les fruits abîmés!
Riche en antioxydants, la mûre se distingue grâce aux anthocyanidines qui lui confèrent sa belle couleur violet foncé, et à l'acide ellagique. Ce dernier est reconnu non seulement pour son potentiel à réduire le cholestérol sanguin, mais également pour ses propriétés antimicrobiennes et anticancéreuses, dont l'étude se poursuit. Selon la diététicienne Caroline Gayet, "les anthocyanidines favorisent une circulation sanguine optimale et aident à protéger les cellules des radicaux libres."
Un duo gagnant : vitamine C et manganèse
Outre les polyphénols, la mûre regorge également de vitamines et de minéraux bénéfiques. Une portion de 100 g permet de couvrir 70 % des besoins quotidiens en manganèse et 20 % en vitamine C. Caroline Gayet illustre l'importance du manganèse, qui aide à prévenir les dommages causés par les radicaux libres, tandis que la vitamine C, bien que moins abondante, joue un rôle crucial dans le système immunitaire et l'absorption du fer. "L'intérêt de la mûre réside dans sa richesse en antioxydants qui agissent en synergie," souligne-t-elle.
Sauvages, elles relèvent la saveur
Les présentes mûres sauvages, que l'on trouve dans les régions tempérées, faisaient déjà partie du régime alimentaire des chasseurs-cueilleurs dès le néolithique. Plus petites et parfumées comparées à leurs homologues cultivées, celles-ci offrent une expérience gustative incomparable. Les mûres de culture, de leur côté, sont généralement plus grosses et sucrées, issues d'une amélioration de la ronce commune. Bien qu'elles ne soient disponibles que quelques mois chaque année, la congélation permet de conserver leurs bienfaits sur une plus longue période. Caroline Gayet précise que "la congélation et la cuisson ne nuisent pas aux antioxydants, sauf pour la vitamine C, sensible à la chaleur." Pour les amateurs, la confiture de mûre reste un délice particulièrement apprécié, mais attention à sa teneur en sucre!







