Le café, un compagnon matinal apprécié, serait non seulement bénéfique pour la santé intestinale, mais aussi pour la santé cognitive. La nutritionniste britannique Nicola Shubrook souligne ses propriétés étonnantes lors de plusieurs interventions médiatiques, notamment sur RNZ et Coffee Friend. Cette boisson, après l'eau, est la plus consommée en France et pourrait avoir des effets préventifs contre la maladie de Parkinson.
Les vertus anti-inflammatoires du café
Le café est une source riche en antioxydants, principalement des polyphénols, des composés également présents dans le vin rouge et le chocolat noir. Selon Nicola Shubrook, « ces antioxydants protègent notre corps contre diverses maladies, agissant comme un anti-inflammatoire naturel ». L'inflammation étant un facteur clé de nombreuses maladies chroniques, la consommation de café pourrait aider à en réduire le risque.
Un des principaux antioxydants, l'acide chlorogénique, a démontré son efficacité à diminuer le risque de maladies telles que le diabète de type II et la stéatose hépatique non alcoolique. Pour maximiser les bienfaits, il est conseillé de boire son café noir, sans sucre ni lait de vache, privilégiant les torréfactions légères qui conservent davantage d'antioxydants.
Des bienfaits pour l'intestin et la digestion
Les polyphénols du café ont également un impact positif sur le microbiote intestinal, favorisant le développement de bonnes bactéries, faisant donc du café un prébiotique naturel. Shubrook indique que « la consommation de café augmente l'activité des enzymes salivaires », ce qui pourrait améliorer la digestion. De plus, cette boisson stimule les contractions intestinales, contribuant à prévenir la constipation.
Une aide contre les maux de tête
Souvent pointé du doigt comme déclencheur des maux de tête en cas de surconsommation, le café pourrait, paradoxalement, offrir un soulagement pour les migraines lorsqu'il est consommé modérément. « En cas de mal de tête, les vaisseaux sanguins se contractent, causant douleur et pression. Le café favorise la vasodilatation, dilatant les vaisseaux et réduisant ainsi la pression », explique l'experte.
De plus, la consommation de café pourrait également jouer un rôle dans la prévention de maladies dégénératives comme Parkinson. Des études suggèrent que certains composants du café peuvent protéger le cerveau en favorisant la bonne santé intestinale, élément clé pour une fonction cognitive optimale. Bien des bonnes bactéries présentes dans l'intestin sont capables de produire des neurotransmetteurs, aidant à la communication entre le cerveau et l'intestin.
La modération, clé du bien-être
Cependant, comme pour tout aliment, la consommation de café doit être modérée. Selon Nicola Shubrook, « le seuil varie d’une personne à l'autre ». Sur son compte Instagram, elle partage des conseils pour évaluer si votre consommation est excessive. Si des symptômes tels que nervosité, palpitations ou douleurs apparaissent après une tasse, il serait prudent de réduire votre intake et d'envisager des alternatives plus saines.







