La question de la consommation de produits laitiers suscite de vives discussions dans le milieu scientifique. Bien que certaines recherches mettent en avant les bienfaits de ces aliments, d'autres, notamment celles concernant le lait, soulèvent des inquiétudes.
Les bénéfices potentiels
Une étude présentée lors du congrès annuel de l'ESC 2018 a révélé que, à l'exception du lait, les produits laitiers pourraient offrir une protection contre la mortalité, tant vasculaire que globale. Le professeur Maciej Banach, à la tête d'une équipe de recherche à l'Université de médecine de Lodz, en Pologne, a analysé des données issues d'une étude américaine portant sur plus de 24 000 adultes. Les résultats suggèrent qu'une consommation régulière de fromages contribue à réduire le risque de mortalité globale de 8 %.
Ces résultats sont corroborés par une méta-analyse comprenant douze études distinctes, englobant 636 726 participants, qui n'ont pas identifié de lien entre les produits laitiers et les maladies cardiovasculaires. Selon les recommandations de l'Organisation mondiale de la santé, un apport quotidien de calcium de 450 à 550 mg est préconisé, tandis que le Plan national nutrition et santé français suggère trois portions de produits laitiers par jour, soit un total de 900 mg.
Les interrogations autour du lait
Cependant, la controverse reste vive en ce qui concerne le lait. Une étude suédoise approfondie a indiqué que les adultes consommant de grandes quantités de lait augmentaient leur risque de mortalité, y compris pour des maladies cardiaques. De plus, une autre recherche a observé que la consommation excessive de lait était liée à une hausse de l'incidence des fractures chez les femmes et à des taux de mortalité générale plus élevés.
Pour tempérer ces résultats, certains experts comme le professeur Banach suggèrent de privilégier le lait écrémé ou faible en gras, particulièrement pour ceux qui en consomment de grandes quantités. D'autres, en revanche, plaident en faveur du lait entier comme étant bénéfique. Une chose demeure certaine : adapter son régime alimentaire en fonction de ses propres tolérances et besoins nutritionnels est essentiel.







