Les édulcorants artificiels, présents dans une multitude de produits alimentaires, suscitent de plus en plus d'inquiétudes. Bien que le lien entre leur consommation et diverses maladies n'ait jamais été établi de manière concluante, une étude menée en France révèle une association alarmante entre l'ingestion quotidienne d'édulcorants et un risque accru de cancer.
Le contexte de consommation des édulcorants
En 2015, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a recommandé de limiter l'apport en sucres à 10 % de l'énergie quotidienne pour prévenir les effets néfastes d'une consommation excessive. Pour offrir un goût sucré sans les calories, de nombreux fabricants se tournent vers les édulcorants artificiels, qui se retrouvent dans des produits allant des sodas light aux yaourts et même dans des aliments habituellement non sucrés.
Une étude très révélatrice
Une enquête menée par des chercheurs de l'Inserm et d'autres institutions a examiné les données de plus de 102 865 adultes français participants de l'étude NutriNet-Santé. En tenant compte de variables comme l'âge, le sexe et le mode de vie, les résultats montrent que ceux qui consomment le plus d'édulcorants, notamment d'aspartame et d'acésulfame-K, présentent un risque de cancer supérieur de 13 % par rapport à ceux qui en consomment moins. Des risques accentués ont été observés dans les cancers du sein et ceux liés à l'obésité.
Des résultats troublants
Les chercheurs soulignent que leur étude, corroborée par d'autres travaux expérimentaux, suggère que les édulcorants utilisés dans de nombreux aliments pourraient constituer un facteur de risque de cancer. Ces résultats ne favorisent guère l'idée que ces édulcorants sont des alternatives sûres au sucre, apportant de nouvelles perspectives sur leurs potentiels effets néfastes sur la santé.







