Les pousses d'épinard prêtes à consommer, souvent considérées comme saines, posent en réalité un risque important d'intoxication alimentaire. Une étude présentée lors de la 250e assemblée générale de l'American Chemical Society a révélé qu'elles peuvent être porteuses de bactéries nocives capables de survivre malgré les procédures de lavage standard.
Une contamination silencieuse
Malgré leur emballage en sachet plastique qui donne l'illusion d'un produit sans danger, ces feuilles délicates peuvent abriter des bactéries pathogènes. Celles-ci peuvent provenir de diverses sources, notamment de l'eau d'irrigation ou des processus de traitement, et adhèrent aux feuilles, échappant ainsi aux techniques de désinfection habituelles. Selon Nichola Kinsinger, chercheuse à l'Université de Californie, Riverside, ces bactéries peuvent engendrer des contaminations croisées, augmentant les risques d'épidémies alimentaires.
Des enjeux de nettoyage
Une observation clé de l'étude indique que prés de 15% de la surface des feuilles d'épinard en sachet ne peut pas être efficacement nettoyée, entraînant parfois une survie bactérienne allant jusqu'à 90%. D’autant plus, ce phénomène contribue à la propagation de bactéries dans les établissements de transformation alimentaire.
Vers des solutions innovantes
Pour minimiser ce risque de contamination, les chercheurs suggèrent l'utilisation de dioxyde de titane (TiO2) dans les processus de lavage. Ce photocatalyseur, lorsqu'il est activé par la lumière, produit un puissant agent oxydant capable d'éliminer les bactéries sur les surfaces des légumes. Cette méthode pourrait se révéler une avancée significative pour la sécurité alimentaire.







