Un sondage publié le 28 mars révèle l'engouement des Français pour les compléments alimentaires, tandis que la communauté scientifique exprime ses réserves.
La perception des Français sur les compléments alimentaires
Selon une enquête du Syndicat national des compléments alimentaires (Synadiet), près de 67 % des Français estiment que ces produits, comme les gélules de vitamine C et les compléments en oméga-3, sont bénéfiques pour leur santé. Pourtant, 65 % des répondants admettent ne pas être bien informés sur le sujet.
Les résultats montrent que 64 % des personnes interrogées croient que ces compléments peuvent aider à prévenir des maux courants comme le rhume ou la fatigue, tandis que 52 % pensent qu'ils contribuent à la santé préventive.
Un marché en pleine expansion, mais quels risques ?
Le marché des compléments alimentaires a connu une croissance importante, atteignant 1,8 milliard d'euros en 2017. L'engouement pour ces produits est amplifié par leur association à une meilleure santé et beauté. Cependant, des experts comme Jean-Paul Giroud, pharmacologue, soulignent l'absence de preuve scientifique solide pour de nombreux compléments.
L'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation (Anses) rappelle que ces produits ne doivent pas revendiquer d'effets thérapeutiques, mettant en lumière les dangers potentiels liés à un usage excessif. Des études montrent que nombre de ces compléments n'apportent pas d'avantages mesurables en termes de santé.
Les limites de l'usage des compléments
Bien que certains compléments, tels que l'acide folique pour les femmes enceintes ou la vitamine D pour les personnes âgées, puissent être bénéfiques, d'autres peuvent avoir des effets indésirables. Des cas de personnes ayant pris des pilules de bronzage se sont brûlées au soleil, illustrant le risque d'une utilisation inappropriée. De même, les compléments minceur, souvent inefficaces, peuvent amener des individus à dépenser sans obtenir de résultats.
Le Synadiet insiste sur le fait que ces produits sont conçus pour compléter une alimentation saine, et non pour remplacer des traitements médicaux. Ils appellent à une approche responsable de leur consommation, en mettant l'accent sur la nécessité d'informations fiables pour le public.







