Disponible jusqu’à la fin août, il reste seulement quelques semaines pour la découvrir et la déguster. Zoom sur cette herbacée facile à cuisiner.
La salicorne d'Europe, une plante sauvage, prospère dans les marais salants de Charente-Maritime, de Bretagne, de Vendée et de Baie de Somme. On la rencontre également le long des côtes de l'océan Atlantique, du Pacifique et de la Manche. Longue et fine comme un haricot vert, elle se distingue par ses petites boursouflures cylindriques, d'où son surnom de "Corne de sel". Unique par sa capacité à survivre uniquement dans son habitat naturel, elle commence à pousser à la fin de l'automne et atteint son apogée au printemps. À partir de mai, ses tiges, pouvant atteindre une trentaine de centimètres, se récoltent jusqu'à la fin août, avant qu'elles ne deviennent fibreuses.
Comment la cuisiner ?
Moins connue que ses cousines maritimes comme les algues nori ou wakamé, la salicorne a pourtant tout pour séduire, avec ses qualités nutritives impressionnantes. Riche en minéraux tels que le calcium et le potassium, ainsi qu'en vitamines A, B et C, elle est également diurétique et dépurative. Suffisamment peu calorique et coupe-faim, la salicorne se présente comme une alliée idéale pour une diète post-estivale.
Côté saveurs, la salicorne n’a rien à envier aux algues comestibles. Une fois cueillie, il est essentiel de trier et rincer la salicorne pour retirer les parties dures et tout résidu de sel, afin de savourer son goût iodé et acidulé. Elle se déguste crue, en vinaigrette, dans une salade ou encore légèrement poêlée. Par exemple, elle sublime une salade tiède de hareng fumé et radis, ou se révèle délicieuse conservée dans du vinaigre, servant alors d'excellent condiment. On la considère également comme le "cornichon des mers". Elle s'associe à merveille aux plats marins, comme un pavé de turbot au beurre, des huîtres fraîches de l'île de Ré, ou un homard breton grillé. Pour atténuer sa salinité, il suffira de la blanchir quelques minutes dans l'eau bouillante.







