Vous souhaitez que votre adolescent adopte une alimentation plus saine ? Changer ses habitudes alimentaires est à la portée de tous, mais il convient d'aborder cette démarche avec douceur. Un changement brusque pourrait renforcer ses résistances et ses comportements alimentaires indésirables.
Il adore le Nutella ? Plutôt que de le priver de ses préférences matinales, proposez-lui une tartine de cette pâte à tartiner mais accompagnez-la de choix nutritifs comme un jus de fruits 100% pur ou un yaourt. La clé réside dans la diversité : alterner entre glucides, lipides, protéines, fibres, et vitamines pour éviter qu'il ne se limite à une alimentation peu variée à la cantine.
Concernant le dîner, il est crucial de réduire la densité énergétique des repas. Avec deux collégiens sur trois prenant leur repas à la cantine, le soir est le moment favorable pour agir. Commencez le repas par des crudités présentées de manière attrayante, optez pour une cuisine allégée en matières grasses, et toujours inclure des féculents et des légumes (pâtes à la ratatouille, risotto aux asperges, taboulé fait maison). Remplacez les viandes grasses par de la volaille ou du poisson, et privilégiez un yaourt plutôt qu'un fromage, tout en proposant des fruits bien mûrs au lieu de desserts caloriques.
Gardez également vivant les rituels familiaux qui rassurent les adolescents. Qu'il s'agisse de la pizza géante du vendredi soir ou de la boîte de raviolis du lundi, ces traditions peuvent coexister avec une alimentation plus équilibrée. Prévoyez aussi quelques soirées où tout est permis, comme une nuit crêpes ou un plateau télé pour regarder un match de foot.
Une vision nuancée de l'alimentation adolescentine
Les adolescents sont souvent stigmatisés pour leurs choix alimentaires, mais une récente étude sur la santé des jeunes révèle des aspects positifs. La consommation de sodas et de jus n'a pas bougé depuis 2006, tandis que la consommation de sucreries a diminué. Parallèlement, l'apport en fruits et légumes augmente, avec 39% des adolescents consommant des fruits et 44% des légumes en 2010. En revanche, le petit déjeuner demeure un point faible, avec 58% des collégiens ne prenant pas ce repas essentiel chaque matin.







