Bien que les chaînes de fast-food aient entrepris des efforts considérables pour rehausser la qualité de leurs offres, une récente étude révèle que ces améliorations sont encore insuffisantes pour répondre aux préoccupations nutritionnelles de la population.
Une enquête conduite par des chercheurs de l'université de Tufts, aux États-Unis, a révélé que malgré une réduction des portions de certains plats emblématiques tels que le cheeseburger, les frites et le soda, les niveaux de gras et de sel restent préoccupants. Sur les produits analysés, 56 % affichent désormais un apport calorique inférieur à celui constaté il y a dix ans. Cependant, 44 % continuent d'être plus riches en graisses et en sodium.
L'impact sur la santé des générations futures
Ce manque d'alimentation équilibrée représente un risque sérieux non seulement pour les enfants, mais également pour les adultes. Selon Alice Lichtenstein, responsable de l'étude, le fait que certaines enseignes de fast-food aient réussi à élaborer des menus plus équilibrés suggère que l'ensemble de l'industrie pourrait faire de même.
"Il reste encore beaucoup à faire en matière de santé publique pour diminuer l'apport calorique moyen et réduire la consommation excessive de certains ingrédients", indique Lichtenstein. "Un écart de seulement 100 calories par jour pourrait engendrer une variation de poids de 4,5 kg sur une période d'un an."







