Des épisodes de sécheresse de plus en plus fréquents entraînent une rareté de certaines eaux minérales, notamment Hépar. D'autres marques pourraient-elles également faire le même sort ?
Les sécheresses et les vagues de chaleur des dernières années ont des répercussions significatives sur l'industrie de l'eau en bouteille. Pour répondre à la diminution des ressources, les producteurs sont contraints de réduire leurs prélèvements, entraînant une raréfaction de l'offre sur le marché.
L'automne dernier, les consommateurs avaient déjà remarqué l'absence de Mont-Rouscous. Cette rentrée, c'est l'eau Hépar, propriété de Nestlé Waters, qui est de plus en plus difficile à trouver. En mai, l'industriel a réduit de 60 % sa production après avoir fermé deux de ses six sources d'approvisionnement dédiées à Hépar, situées dans les Vosges. Ces forages, identifiés comme fragiles face aux conditions climatiques, sont désormais à l'arrêt. Hélas, ce n'est pas la seule marque qui subit les effets du changement climatique.
Les autres marques menacées par la pénurie
La célèbre eau gazeuse Perrier, également propriété de Nestlé Waters, fait face à des défis de production. Sa situation se détériore en raison de la sécheresse et de la pénurie de gaz carbonique, exacerbée par le conflit en Ukraine. En outre, l'eau minérale Volvic, de Danone, est aussi affectée. Accusée de vider les ressources de la commune du Puy-de-Dôme, la Société des eaux de Volvic s'est engagée à réduire ses prélèvements mensuels de 5 % en cas de crise.
Ces pénuries pourraient devenir plus fréquentes. Les scientifiques estiment une diminution de 10 à 40 % des ressources en eau dans les prochaines décennies. Pour anticiper ces défis, Emmanuel Macron a récemment présenté un plan eau afin de mieux gérer les épisodes de sécheresse futurs.







