Né au Japon, cet aliment à base de poisson suscite souvent de nombreux débats. Contient-il autant d'additifs que certains le prétendent ? Est-il vraiment bénéfique pour la santé ?
Surimi : une invention d'hier
Bien loin des idées reçues, le surimi n'est pas une nouveauté de l'industrie alimentaire moderne. En réalité, il tire ses origines du kamaboko, une préparation de poisson élaborée il y a plus de quatre siècles au Japon. Ce dernier était composé d'une pâte de poisson lavé, pétri avec du sel et cuit à la vapeur.
Fabrication des bâtonnets de surimi : La préparation commence par le rinçage et le broyage de la chair de poisson blanc, à laquelle on ajoute du blanc d'œuf, divers amidons (comme la fécule de pomme de terre ou le tapioca), de l'huile (souvent de colza), du sel, du sucre et des arômes. Pour un effet visuel attrayant, une partie de la pâte est teintée avec de l'extrait de paprika. Cette préparation est ensuite cuite à la vapeur et roulée. Selon les variétés, certaines recettes peuvent inclure des additifs comme des polyphosphates ou du glutamate monosodique.
Surimi : décryptage des étiquettes
Lorsque vous choisissez du surimi, prêtez une attention particulière aux additifs. Évitez ceux contenant du glutamate, susceptible de provoquer des réactions allergiques, ainsi que les polyphosphates. En matière de valeurs nutritionnelles, optez pour les produits riches en protéines et faibles en matières grasses. Remplacement du poisson : Pour égaler une portion de poisson (environ 20g de protéines), il faudrait consommer environ 250g de surimi, soit 15 bâtonnets. En grignotant seulement 6 (100g), la quantité de protéines sera insuffisante. Il est donc judicieux d'accompagner ces bâtonnets d'un œuf dans une salade ou d'un yaourt. À noter que le surimi est généralement plus salé (662mg de sodium) que le poisson frais (65mg pour du cabillaud), et il ne fournit pas les mêmes niveaux d'oméga-3 et de minéraux. Cependant, il demeure une option attrayante pour un apéritif ou un pique-nique, bien plus saine que des snacks comme des chips.
- 1. Dans une salade de riz avec une sauce à l'aneth et au yaourt.
- 2. Avec des pâtes à la sauce tomate et des miettes de thon.
- 3. En omelette avec du maïs, façon tortilla.
- 4. Dans un gratin de poireaux avec une sauce béchamel.
- 5. En quiche avec des carottes.
- 6. En miettes pour égayer un potage de légumes.
- 7. En tartinade avec du fromage frais et des fines herbes.
Surimi et enfants : un choix judicieux ?
Moelleux et sans arêtes, le surimi plaît souvent aux jeunes consommateurs. Pourtant, il est important de ne pas le considérer comme un substitut du poisson. Les enfants ayant tendance à peu en consommer, le surimi ne devrait pas remplacer les deux portions de poisson recommandées par semaine. Cependant, proposé occasionnellement, il peut être bénéfique pour compléter leur apport en protéines, notamment après un déjeuner léger.
Surimi et femmes enceintes : Étant un produit cuit, le surimi présente un risque minimal de transmission de la toxoplasmose ou de la listériose, infections souvent liées à des aliments crus. Il peut donc être consommé sans dangers durant la grossesse.
Expert : Béatrice Benavent-Marco, diététicienne-nutritionniste en Charente-Maritime.







