Une étude récente met en lumière la relation entre la consommation de café et l'abondance d'une bactérie bénéfique dans notre microbiote intestinal. Ces micro-organismes, essentiels à notre santé, jouent un rôle clé dans notre digestion et notre bien-être général.
Des chercheurs de l'entreprise de nutrition ZOE ont analysé l'effet du café sur la composition du microbiote. Connu pour ses multiples bienfaits sur la santé—tel que la réduction du risque de maladies cardiovasculaires et de certains cancers—le café se distingue également par sa richesse en polyphénols. Ces antioxydants favorisent la croissance de plusieurs bactéries intestinales, contribuant à transformer ces composés en éléments bénéfiques tels que l'acide caféique, reconnu pour ses propriétés antioxydantes.
des résultats similaires dans 25 pays différents
Les chercheurs ont examiné les comportements de consommation de café à l'échelle mondiale, en classant les participants en trois catégories : aucun café, moins de quatre cafés par jour, et quatre cafés ou plus par jour. L'étude a porté sur les données de 22 800 personnes au Royaume-Uni et aux États-Unis, ainsi que 54 200 autres provenant de 23 pays divers.
Les résultats montrent un lien significatif entre la consommation de café et la présence de la bactérie Lawsonibacter asaccharolyticus. Cela indique qu'elle serait jusqu'à huit fois plus abondante chez les grands consommateurs de café par rapport à ceux qui n'en consomment pas, indépendamment du pays d'origine.
ce que nous mangeons change la composition de notre microbiote
Tim Spector, épidémiologiste au King's College de Londres et auteur de l'étude, a partagé son avis avec Newsweek : « Les résultats soulignent l'importance de l'alimentation dans la composition du microbiote intestinal. Cela offre un levier sur notre santé à travers nos choix alimentaires. »
Les chercheurs suggèrent que la bactérie identifiée pourrait être liée aux effets positifs associés à la consommation de café, en facilitant la conversion des composants du café en substances bénéfiques. Toutefois, ces relations requièrent encore des études complémentaires pour être confirmées.







