Une enquête menée par le magazine 60 millions de consommateurs a examiné 40 bouteilles de vin pour déceler la présence de résidus potentiellement dangereux. Quels sont les résultats concernant les polluants et les risques pour la santé des consommateurs ?
Le vin, symbole de partage et d'héritage culturel en France, représente la diversité des régions viticoles telles que Bordeaux, la Vallée du Rhône, la Bourgogne et le Languedoc-Roussillon. Cependant, ces territoires doivent faire face à des traitements phytosanitaires pour contrer les maladies des vignes, souligne l'étude.
Ce sont les pratiques de viticulture qui sont en question. 60 millions de consommateurs a analysé une sélection de 40 vins, rouges et blancs, issus de quatre appellations populaires : Chablis, Muscadet, Bordeaux et Côte-du-Rhône. Cette sélection incluait des vins abordables, provenant d'une viticulture classique, biologique ou certifiée Haute Valeur Environnementale (HVE).
Un cadre réglementaire plus strict
La demande croissante des consommateurs et l'engagement de certaines organisations vis-à-vis de l'environnement ont conduit à des régulations renforcées sur la viticulture. Néanmoins, les consommateurs peinent souvent à déchiffrer la composition des bouteilles, rendant le discernement sur la présence de polluants difficile.
L'étude révèle que 33% des vins analysés contiennent des pesticides, bien que ces substances soient présentes en quantités minimales. En effet, sur les 742 composés recherchés, 20 ont été détectés dans 14 références, dont plusieurs sont potentiellement préoccupantes pour la santé.
Résultats de l'analyse : à éviter et à privilégier
- Chablis : Ce vin bourguignon est classé selon quatre appellations. Bien que sa teneur en sulfites soit, en moyenne, inférieure aux normes réglementaires, plus de 50% des échantillons contenaient des pesticides, dont le Lamblin & Fils, noté 8,6/20.
- Muscadet : Avec une teneur en sulfites atteignant 105,7 mg/l pour certaines références, la présence de folpet, un pesticide suspecté d’être CMR, a pénalisé plusieurs bouteilles.
- Bordeaux rouges : Bien que deux tiers des échantillons obtiennent un score supérieur à 15/20, deux vins contenaient des pesticides, dont l’un renfermait des substances classifiées CMR.
- Côtes-du-Rhône : Globalement, ces vins affichent une teneur en sulfites correcte, en particulier pour les options bio et HVE.
La transparence est désormais renforcée : à partir de janvier 2024, toutes les nouvelles bouteilles devront indiquer leur composition et valeurs nutritionnelles. Cette avancée est saluée par le magazine, qui insiste sur l'importance de connaître ce que l'on consomme.
* L’abus d’alcool est dangereux pour la santé.
Source : Pesticides : 40 vins rouges et blancs analysés, Patricia Chairopoulos, 60 millions de consommateurs







