La listeriose, une maladie bactérienne provoquée par la Listeria monocytogenes, continue d'inquiéter les autorités sanitaires en Europe. En 2012, environ 200 décès ont été enregistrés suite à cette infection, soulignant la gravité du phénomène.
D'après un rapport de l'Agence européenne de sécurité alimentaire (EFSA), une nette augmentation des cas de listeriose a été observée depuis 2008. En 2012, 1 642 cas ont été signalés, marquant une augmentation de 10,5 % par rapport à l'année précédente. Cette hausse semble devenir une tendance préoccupante sur les cinq dernières années. La France, l'Espagne, la Scandinavie, et l'Allemagne figurent parmi les pays les plus touchés, avec des chiffres alarmants en rapport avec la population.
Les vecteurs de la listeriose
La listeriose se propage principalement par la consommation d'aliments contaminés, souvent issus du stockage prolongé dans des conditions inappropriées. Les fromages à pâte molle et les produits à base de viande ou poisson, comme le jambon tranché et le poisson fumé, sont des sources à risque. Les symptômes varient grandement, allant de légers états grippaux à des manifestations plus graves. Les femmes enceintes courent un risque particulièrement élevé, car l'infection peut entraîner des complications sévères, telles que des avortements ou des naissances de bébés mort-nés. Les nourrissons et les personnes immunodéprimées peuvent également souffrir de septicémies ou de méningites dues à cette maladie.
Comparaison avec d'autres maladies
Alors que l'incidence de la listeriose reste préoccupante, l'EFSA note une baisse significative des cas de salmonellose pour la septième année consécutive, due en grande partie aux programmes de contrôle mis en place dans l'élevage de volailles. La campylobactériose, souvent associée à la viande de poulet, a également vu son incidence diminuer légèrement.
En somme, le rapport de l'EFSA dresse un tableau exhaustif des microorganismes responsables des maladies d'origine alimentaire au sein de l'Union européenne, mettant en lumière non seulement les risques encourus par les consommateurs, mais également la nécessité d'une vigilance accrue.







