De nouveaux travaux néerlandais démontrent les effets bénéfiques de ce régime sur les risques liés à une forme avancée du cancer du sein.
Pour une santé optimale, inspirons-nous des habitudes alimentaires des Crétois. Après avoir étudié les effets du régime méditerranéen sur le cerveau et la longévité, une récente recherche néerlandaise établit un lien direct entre cette diète et la diminution des risques d'un cancer du sein particulièrement agressif.
Une réduction significative des risques
L'étude, réalisée sous l'égide du Fonds mondial de recherche sur le cancer et publiée le 5 mars dans l'International Journal of Cancer, a examiné les habitudes alimentaires de plus de 60 000 femmes âgées de 55 à 69 ans sur une période de vingt ans. Les résultats montrent une corrélation positive entre les éléments fondamentaux du régime méditerranéen, tels qu'une faible consommation de viande rouge, de sucre et de céréales raffinées, et le risque de cancer du sein.
Selon le professeur Piet van Den Brandt de l'université de Maastricht, qui a dirigé l'étude, "nous avons observé un lien significatif entre le régime méditerranéen et une réduction de 40% des risques de cancer du sein de type ER négatif chez les femmes ménopausées, y compris dans des populations non méditerranéennes". Ces participantes, qui privilégiaient les légumes, le poisson et l'huile d'olive, présentaient un risque nettement plus faible de développer cette forme de cancer rare, mais dont le pronostic est généralement mauvais.
Les aliments à privilégier
D'après les analyses des comportements alimentaires, les noix, les fruits et le poisson ont été identifiés comme les principaux contributeurs à la réduction du risque. Les chercheurs estiment qu'une adoption généralisée de ce régime pourrait réduire l'incidence du cancer du sein de 32%. Par ailleurs, une étude espagnole de 2013, publiée dans le New England Journal of Medicine, avait déjà montré que ce régime diminait de près de 30% le risque de maladies cardiovasculaires. Bien que prometteur, il est essentiel de rappeler que le régime seul ne suffit pas : une hygiène de vie saine et un environnement favorable sont tout aussi cruciaux pour maintenir une bonne santé.







