Le Comité national de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (Anses) a récemment recommandé de ne pas inclure la vitamine D3 dans la catégorie des perturbateurs endocriniens. À sa dose recommandée, cette vitamine est en réalité bénéfique pour la santé, chatouillant ainsi l'idée répandue que sa présence dans les produits alimentaires pourrait être nuisible.
La loi sur l'économie circulaire prévoit une information claire pour le consommateur concernant les substances classées comme perturbateurs endocriniens (PE). Toutefois, la récente analyse de l'Agence européenne des produits chimiques a désigné le cholécalciférol (vitamine D) comme un perturbateur endocrinien, incitant à afficher cette classification sur les étiquettes alimentaires.
Un nutriment essentiel avec des risques s'il est surdosé
La vitamine D3 est cruciale pour notre organisme et contribue à la santé des os, à la fonction musculaire, ainsi qu'au bon fonctionnement du système immunitaire. Elle est apportée par des sources alimentaires telles que les produits laitiers, le poisson et les œufs, et est également synthétisée par la peau lors d'expositions au soleil.
Malgré son importance, plus d'un Français sur trois ne satisfait pas ses besoins quotidiens en vitamine D3. Les recommandations actuelles incitent souvent à une supplémentation, surtout durant les mois d'hiver, lorsque l'accès au soleil est limité.
À la différence de nombreuses autres vitamines, la vitamine Dopère également comme une hormone dans le corps, influençant notre système endocrinien. À des niveaux excessifs, elle peut perturber cet équilibre, entraînant des effets délétères. Néanmoins, l'Anses note que les doses de cholécalciférol utilisées pour les produits biocides sont bien supérieures à celles que l'on trouve dans nos aliments, y compris ceux enrichis en vitamine D. C'est une des raisons pour lesquelles elle s'oppose à son intégration dans la liste des perturbateurs endocriniens à signaler sur les produits alimentaires.
Source : Note d'appui scientifique et technique de l'Anses concernant l'application des lois sur les substances perturbant l'endocrinien concernant le cholécalciférol (vitamine D3).







