Selon une étude de grande ampleur, augmenter simplement de 3% son apport en protéines végétales diminue le risque de mortalité.
Les sceptiques des bienfaits des protéines végétales vont être mis à mal par les conclusions d'une récente étude publiée dans le JAMA Internal Medicine, qui recommande d'accroître la consommation de lentilles, de céréales ou encore d'amandes. Selon les chercheurs, les protéines d'origine végétale contribueraient à une meilleure santé par rapport aux protéines animales.
Pour parvenir à cette conclusion, une équipe de scientifiques américains a étudié les habitudes alimentaires de plus de 130 000 professionnels de santé, principalement des femmes âgées en moyenne de 49 ans, sur une période allant de 1980 à 2012. Les participants ont répondu à des questionnaires concernant leur alimentation, en se concentrant particulièrement sur la source de leurs protéines.
Un risque de mort diminué de 10%
Étonnamment, l'analyse initiale a révélé que la majorité des participants consommait davantage de protéines animales (viande, produits laitiers, œufs). Ainsi, 14% de leurs apports protéiques provenaient d'animaux, contre seulement 4% de végétaux.
Fait marquant, les résultats mettent en lumière un lien direct entre la consommation de protéines animales et un risque accru de mortalité. Pour chaque augmentation de 10% des protéines d'origine animale, le risque de décès s'accroît de 2%, avec une hausse de 8% pour les maladies cardiovasculaires. Par contraste, augmenter de seulement 3% son apport en protéines végétales permettrait de diminuer ce risque de 10% et de 12% pour les maladies cardiaques.
Cette situation peut s’expliquer par le fait que les protéines végétales n’augmentent pas la pression artérielle, et qu’elles peuvent également réduire le risque de diabète ainsi que le taux de mauvais cholestérol. Ces résultats corroborent des études antérieures, où un médecin nutritionniste soulignait qu'une alimentation exclusivement à base de protéines végétales pouvait allonger l'espérance de vie des individus.
Faire les bonnes associations alimentaires
Il est impératif de noter que même si la viande fournit des acides aminés essentiels et du fer, il est possible de compenser ces apports par des associations judicieuses. Par exemple, combiner légumineuses (lentilles, pois chiches) et céréales (riz, pâtes) permet d'optimiser l'absorption des nutriments. En plus, la vitamine C, que l'on trouve dans des aliments comme le citron, favorise l'assimilation du fer des légumes secs. Enfin, il est conseillé de ne pas éliminer complètement de son alimentation des sources de protéines comme le poulet ou le poisson, qui sont également saines.
20 recettes végétariennes pour mettre du vert dans son assiette
(1) 131.340 infirmières, infirmiers et personnels de santé.
(2) Vegetarian Dietary Patterns and Mortality in Adventist Health Study 2, Jama Internal Medicine, 2013.







