Des variations génétiques dans les récepteurs du goût pourraient expliquer pourquoi certains enfants privilégient les collations sucrées ou grasses, tandis que d'autres évitent les légumes amers. C'est ce que révèle une étude menée par des chercheurs de l'Université de Guelph, publiée dans la revue Nutrients.
Le lien entre gènes et grignotages
Les chercheurs ont observé le régime alimentaire quotidien de près de 50 enfants d'âge préscolaire, ayant au préalable évalué leur profil de goût génétique. Il est intéressant de noter que près de 80 % des participants présentaient des variations génétiques liées à une susceptibilité aux mauvais choix alimentaires.
Les gènes du goût et leurs implications
Les résultats montrent que les enfants portant le gène associé à la préférence pour le goût sucré ont tendance à consommer davantage de collations sucrées, particulièrement en soirée. De même, ceux qui possèdent la variante génétique liée à la sensibilité au gras optent pour des en-cas plus riches en calories. Ces résultats soulignent le rôle majeur de la génétique dans les préférences alimentaires.
Les chercheurs espèrent que cette découverte aidera les parents à comprendre les préférences gustatives de leurs enfants, leur permettant ainsi d'adapter leur alimentation pour favoriser de meilleurs choix nutritionnels. Si un lien solide entre génétique et goût est établi, des tests génétiques pourraient offrir aux familles des informations cruciales pour lutter contre l'obésité.







