Le 8 juin dernier, un quinquagénaire américain a perdu la vie après avoir consommé des huîtres contaminées par la bactérie Vibrio Vulnificus. Cet incident tout sauf banal rappelle les dangers associés à certains fruits de mer.
Achetaient à Manchester, dans le Missouri, ces huîtres étaient porteuses d'une bactérie redoutable. Vibrio Vulnificus, apparenté à l'agent responsable du choléra, peut provoquer plusieurs types d'infections :
- Gastro-entérite : des symptômes tels que vomissements et diarrhée surviennent après ingestion de fruits de mer contaminés, notamment des huîtres.
- Infection nécrosante des plaies : une exposition à de l'eau contaminée à travers une plaie ouverte peut déclencher une infection grave, ce qui a valu à cette bactérie le surnom de "mangeuse de chair".
- Septicémie invasive : les personnes immunodéprimées qui consomment des coquillages contaminés peuvent développer des lésions cutanées et des chocs septiques, parfois mortels.
Les premiers signes d'une infection à Vibrio Vulnificus apparaissent généralement entre 12 et 72 heures après la consommation de coquillages infectés, soulignant l'importance d'une vigilance accrue.
Une bactérie qui se multiplie dans l'eau tiède et salée
Vibrio Vulnificus prospère dans les eaux chaudes et salées, rendant les infections liées à ce pathogène plus fréquentes durant l’été. Comme l'explique le Dr. Dave Love, spécialiste à Johns Hopkins, "une huître peut filtrer jusqu'à 190 litres d'eau par jour, augmentant ainsi les risques de contamination."
Les autorités sanitaires américaines recommandent fortement aux personnes ayant une faiblesse immunitaire, ou souffrant de maladies hépatiques chroniques, d'éviter les fruits de mer crus ou mal cuits, en particulier en période estivale.







