La « forme connectée » séduit de plus en plus. Entre suivi de performances et obsession du poids, comment trouver le juste équilibre ?
Parmi les applications de santé les plus populaires sur iTunes, Withings se distingue. Cette balance connectée partage nos variations de poids via WiFi ou Bluetooth, permettant un suivi minutieux sur smartphone ou ordinateur. Si elle est perçue comme l'alliée idéale pour atteindre ses objectifs de poids, certains la jugent superflue, voire nuisible. Cette balance est-elle notre meilleure amie ou notre pire ennemie ?
Un impact psychologique constant
Après avoir conquis le marché américain, cette technologie s'est intégrée dans le quotidien des Français. Jean-François Kitten, porte-parole de Withings, affirme que cet appareil induit un "micro impact psychologique" qui aide à stabiliser le poids. Camille, une mère de 27 ans, témoigne : "Cette balance m'a permis de trouver mon équilibre après plusieurs régimes." En s’appuyant sur les chiffres, elle peut surveiller son poids efficacement, réduisant ainsi ses excès alimentaires.
Données et partage entre amis
La facilité d'accès à des données sur son poids via un smartphone pourrait favoriser une meilleure gestion de sa santé, selon des chercheurs de l'Université de Cornell. Leur étude souligne qu'une surveillance régulière est plus efficace que les régimes. Tandis que le phénomène des objets connectés s'étend à travers le monde, en France, la prudence reste de mise. Les médecins, comme Jean-Michel Cohen, qualifient souvent ces balances de gadgets. Ils soulignent leur potentiel nuisible pour certains utilisateurs, en particulier ceux avec une prédisposition aux troubles alimentaires.
Un usage à double tranchant
Cependant, certains témoignages, comme celui de Marie-Françoise, illustrent des dérives inquiétantes. Après avoir commencé à utiliser sa balance connectée, elle a développé une obsession malsaine qui l'a conduite à des comportements proches d'une anorexie. Son mari a dû intervenir pour mettre fin à cette spirale. Ces anecdotes rappellent que si la technologie est prometteuse, elle devra évoluer pour prendre en compte les dimensions psychologiques du rapport au poids.







