La bonne question.- Avec le froid, vous notez une augmentation de votre consommation alimentaire. Peut-on réellement parler d'un besoin physiologique à l'approche de l'hiver ?
Blotti sous une couette, l'hiver paraît comme une invitation à déguster des plats réconfortants. Vous avez peut-être remarqué que votre appétit semble décupler avec la baisse des températures. Mais cet instinct est-il justifié ? Deux spécialistes en nutrition partagent leur avis sur cette question.
L'augmentation naturelle de l'appétit
"Consommer davantage de nourriture riche est un besoin à la fois physiologique et mental", affirme Anahita Mohtadji, diététicienne nutritionniste à Paris. Contrairement à l'idée reçue que des soupes peuvent suffire en période froide, le corps recherche des apports caloriques supérieurs pour maintenir sa chaleur. "À mesure que les températures chutent, notre besoin nutritionnel s'intensifie", confirme Nathalie Sprung, médecin nutritionniste. Ce phénomène incite le corps à demander plus de calories, essentielles pour réguler la température interne.
Les habitudes alimentaires en hiver
Bien que l'appétit puisse augmenter, cela dépend aussi de notre mode de vie. "Si l'on reste au chaud et inactif, la consommation calorique ne grimpe pas automatiquement, donc la faim peut ne pas augmenter", ajoute Nathalie Sprung. En effet, la réduction de l'exposition au froid pendant la saison hivernale atténue souvent ce besoin de compensation alimentée par le froid.
"Les gens tendent à opter pour des plats riches, particulièrement réconfortants durant l'hiver."
Lorsque les températures tombent, on se tourne souvent vers des aliments plus gras et sucrés, qui apportent un sentiment de confort au moment où les jours sont plus courts et la fatigue se fait sentir. "Cacher davantage son corps sous les vêtements peut également influencer notre façon de manger durant cette saison", précise Anahita Mohtadji.
Distinction entre faim et envies
Il est crucial de faire la différence entre une réelle sensation de faim et une simple envie. Ainsi, si l'on privilégie des plats plus copieux, cela ne traduit pas forcément un besoin accru. "Avant de prendre une énième part de gâteau, évaluez ce que votre corps réclame vraiment," conseille la médecin nutritionniste. L'hiver peut être une période de convivialité culinaire, mais il est essentiel d'écouter les véritables besoins de votre corps.
*Cet article a été mis à jour par rapport à sa première publication en novembre 2017.







