Dans un rapport publié le 27 octobre, l'Anses a fermement déconseillé de classer la vitamine D3 parmi les perturbateurs endocriniens (PE) sur les étiquettes des aliments. Selon l'agence, à des doses recommandées, cette vitamine est bénéfique pour la santé et ne présente pas d'effets délétères.
Un encadrement juridique à revoir
La loi anti-gaspillage et d'économie circulaire, connue sous le nom de loi AGEC, impose d'informer les consommateurs sur la présence de substances considérées comme perturbateurs endocriniens dans les produits alimentaires. Cependant, suite à une évaluation menée par l'Agence européenne des produits chimiques, le cholécalciférol, ou vitamine D, a été classifié comme perturbateur endocrinien, entraînant des recommandations pour son affichage sur les étiquettes.
Les risques de surdosage et les bénéfices essentiels
La vitamine D3 est cruciale pour le bon fonctionnement de notre organisme. Elle joue un rôle clé dans la santé osseuse, favorise la fonction musculaire (y compris celle du cœur) et soutient le système immunitaire. Bien qu'elle soit disponible dans des aliments comme les produits laitiers, le poisson et les œufs, plus d'un Français sur trois ne rencontre pas ses besoins physiologiques quotidiens, d'où une recommandation fréquente de supplémentation, surtout en hiver.
Cependant, il est important de noter que la vitamine D agit comme une hormone. Un apport trop élevé peut perturber l'équilibre endocrinien, potentiellement dangereux pour la santé. L'Anses reste claire : les doses de cholécalciférol utilisées dans les produits biocides, qui visent à éliminer les rongeurs, sont largement supérieures à celles reçues par le biais de l'alimentation conventionnelle, ce qui justifie son exclusion du statut de PE sur les étiquettes alimentaires.
Source : Note d'appui scientifique de l'Anses concernant l'application des dispositions sur les perturbateurs endocriniens selon la loi n° 2020-105 du 10 février 2020.







